Past Cities

Asmara, Central, Eritrea

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Asmara, la capitale de l'Érythrée, est un endroit fascinant avec une histoire riche qui reflète son environnement politique et son cadre géographique uniques.

Asmara est située dans la région centrale de l'Érythrée, à une altitude d'environ 2 325 mètres (7 628 pieds) au-dessus du niveau de la mer. Le nom de la ville est dérivé du mot Tigrinya "Asmera", qui signifie "ils les ont unis". Ce nom a une signification historique, car Asmara a longtemps été un centre de diversité culturelle et ethnique dans la région.

Au fil des ans, la population d'Asmara a considérablement augmenté. Au début du XXe siècle, elle comptait environ 5 000 habitants, mais en 1940, elle dépassait les 35 000 habitants. Aujourd'hui, on estime qu'Asmara abrite plus de 800 000 personnes. Cette croissance peut être attribuée à divers facteurs, notamment l'emplacement stratégique de la ville, les opportunités économiques et les développements politiques.

L'histoire d'Asmara est étroitement liée à la lutte pour l'indépendance de l'Érythrée et à son passé colonial. À la fin du XIXe siècle, Asmara était sous la domination du Royaume d'Italie, qui avait établi une colonie connue sous le nom d'Érythrée italienne. Les Italiens ont fortement influencé l'architecture et l'urbanisme de la ville, laissant derrière eux un héritage impressionnant de bâtiments Art déco et modernistes.

Pendant la période coloniale, Asmara est devenue un centre d'administration, de commerce et d'éducation. Les Italiens ont investi dans les infrastructures, la construction de routes, d'écoles, d'hôpitaux et d'un chemin de fer reliant Asmara à la ville portuaire de Massawa. Cet effort de modernisation a attiré des personnes d'horizons divers, notamment des Italiens, des Érythréens et d'autres Africains, ce qui a donné lieu à une ville dynamique et cosmopolite.

En 1941, les forces britanniques et du Commonwealth ont libéré l'Érythrée de la domination italienne pendant la Seconde Guerre mondiale. Cependant, la victoire n'a pas apporté l'indépendance immédiate de l'Érythrée. Au lieu de cela, les Nations Unies ont placé le pays sous tutelle administrée par les Britanniques jusqu'en 1952. Pendant cette période, Asmara a continué de croître et de se développer, mais les tensions politiques montaient.

En 1952, l'ONU dissout la tutelle et adopte une résolution qui fédère l'Érythrée à l'Éthiopie. Cette décision s'est heurtée à la résistance des Érythréens qui aspiraient à l'indépendance. La situation politique à Asmara est devenue de plus en plus instable, entraînant des protestations et des manifestations contre la domination éthiopienne.

En 1961, le Front de libération de l'Érythrée (ELF) est formé, marquant le début de la résistance armée contre la domination éthiopienne. Asmara, étant la capitale et le centre culturel, est devenue un foyer d'activités anticoloniales. La ville a été témoin de nombreux affrontements entre les combattants de la libération érythréens et les forces éthiopiennes.

La lutte armée pour l'indépendance a duré trois décennies, au cours desquelles Asmara a joué un rôle crucial en tant que base du Front de libération du peuple érythréen (EPLF). Malgré les difficultés et les défis auxquels la ville et ses habitants sont confrontés, Asmara est restée résiliente. La population a enduré bombardements et attentats, mais a également fait preuve d'une solidarité et d'une détermination remarquables.

Enfin, en 1991, l'EPLF réussit à chasser les forces éthiopiennes d'Érythrée. Asmara, aujourd'hui capitale d'une nation indépendante, a dû faire face à l'énorme tâche de reconstruire et de passer d'une ville déchirée par la guerre à une capitale prospère. Le processus de reconstruction et d'édification de la nation a commencé et la population d'Asmara a recommencé à croître.